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Imapproxy : accélérer vos webmails

mardi 8 mai 2012, par Patrice « PatLeNain » Le Gurun

Voir en ligne : http://imapproxy.org/

Note : Cet article est une présentation d’imapproxy et non un tutorial sur la configuration d’un webmail, d’un serveur IMAP et d’imapproxy. Je vous invite à consulter les documentations correspondantes.

Qu’est-ce qu’un serveur IMAP ?

Un serveur IMAP fournit un service de consultation de mails. Contrairement à un serveur POP3, il permet la consultation de mails sans devoir les télécharger, ce qui signifie que vos mails sont en définitive stockés sur le serveur. Ce système permet de consulter vos mails depuis n’importe quel poste, à partir d’un client de messagerie [1].

Webmail ? Kezako ?

Il est parfois difficile, voire impossible, de consulter ses mails avec un client de messagerie, par exemple au travail, ou chez des amis. Une solution de contournement consiste à utiliser un webmail, une interface web se connectant à votre serveur IMAP qui va se comporter comme un client de messagerie. Ce service est souvent fourni par mes fournisseurs d’accès Internet, ainsi que par les fournisseurs d’adresses mail.

Plusieurs webmails libres existent, comme SquirrelMail ou Roundcube.

Pourquoi un webmail est lent à réagir ?

Malgré l’interface légère d’un webmail, il souffre d’un défaut inhérent au fonctionnement des sites Web.

Le procole IMAP se déroule selon le principe suivant :

  1. Connexion
  2. Identification
  3. Commandes IMAP et réponses, suivant l’utilisation du client de la messagerie
  4. Déconnexion

Un client de messagerie va ouvrir une connexion et s’identifier une seule fois durant toute la durée de son utilisation. La connexion est permanente.

De la part la nature des accès web, un webmail va répéter cette séquence à chaque page, de la connexion à la fermeture. C’est une connexion intermittente. Cette intermitence est une des causes des lenteurs de réaction que l’on peut observer en utilisant un webmail, la phase d’identification pouvant être très lente [2].

La solution ? Imapproxy !

La solution pour contourner ces connexions intermittentes est d’utiliser un serveur intermédiaire qui gardera les connexions permanentes. Un de ces serveurs s’appelle imapproxy.

Ce serveur se comporte vu de l’extérieur comme un serveur IMAP. On s’y connecte, s’identifie, on lance des commandes et on se déconnecte.

Mais en réalité, ce serveur joue le rôle d’intermédiaire en se connectant au serveur réel, en lui passant les informations d’identification et les commandes fournies et retournant les résultats correspondants. Seulement, plutôt que de se déconnecter du serveur réel quand on se déconnecte d’imapproxy, il va garder cette connexion en mémoire pendant une certaine durée.

À la prochaine connexion, imapproxy va comparer les informations d’identifications et l’adresse IP d’origine avec celle de la connexion gardée en mémoire. Si ces informations concordent, imapproxy va réutiliser la connexion mémorisée.

La phase d’identification consommatrice n’est ainsi réalisée qu’une seule fois.

On voit que l’on revient à la séquence de fonctionnement d’un client de messagerie classique. Et grâce à ce fonctionnement, la lenteur de réaction disparait.

P.-S.

Texte libre de diffusion et de modification, à condition de mentionner l’auteur, de mettre un lien sur l’article d’origine et de le redistribuer sous les mêmes conditions.

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.

Notes

[1] Comme Thunderbird ou Evolution par exemple

[2] L’autre cause principale venant d’une boite mail surchargée et mal organisée.

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