Linux devient de plus en plus simple, et les utilisateurs apprécient. Le succès de la distribution Ubuntu le prouve : à la fois stable et facile, elle à réussie à trouver en quelques mois de nombreux adeptes. Mandriva a donc du soucis à se faire. Cette version, qui se veut une étape de "transition", doit être à la hauteur de leur notoriété.
Sur le papier cela donne : Noyau 2.6.11, KDE 3.3.2, GNOME 2.8.3, GCC 3.4.3, The GIMP 2.2, OpenOffice.org 1.1.4. A noter que cette version se nomme Mandrake 10.2 mais aussi Mandriva Limited Edition 2005...
L’installation, toujours aussi facile, reste très semblable aux versions antérieures. Les différents systèmes d’exploitation installés sont bien détectés : la cohabitation reste un des points fort de Linux. Par contre, le démarrage est assez lent, malgré une machine de test récente (cadencé à 2.6 Ghz). Le bureau par défaut est KDE 3.3 (K Desktop Environment), augmentant le temps de chargement.
La partition /home, lors de l’installation, n’était pas vierge. En effet les données présentes sur celle-ci devaient être conservées (ce que permet l’installation de Mandriva Linux). Malheureusement impossible d’ouvrir la session... La cause : l’utilisateur n’avait aucun droit ! Un peu génant, mais les données sont bien présentes. Le problème est vite résolu.
Le PC sur lequel le test est effectué est volontairement un portable avec des periphériques quelque peu exotiques (de moins d’un an). Cela ne pose que peu de soucis pour Mandriva. Pour l’écran doté d’une résolution de 1280 sur 768 (peu standard), un simple détour par le fichier de configuration xorg.conf et l’affaire est terminée. Le son ne pose, quand à lui, aucun problème. Il s’agit pourtant d’une carte audio integrée (en général mal ou non reconnue par d’autres). Ici la sortie audio est de bonne qualité et dispose d’un volume élevé.
Un petit tour sur http://easyurpmi.zarb.org/ pour ajouter quelques sources de paquets à la commande urpmi (le réseau ayant été directement détecté), et l’installation de divers paquets devient un jeu d’enfant. Pour la suite, un peu de relookage et de personnalisation permettent de rendre le bureau un peu plus à son goût.
Après quelques heures, le système est opérationnel. Quelques bugs, ici ou là, freinent cependant l’enthousiasme. La fiabilité fait peut être défaut. Cela tentera peut être certains utilisateurs de tester la concurrence. Ce n’est pas la distribution parfaite, mais elle reste axée grand public. Pour un PC de bureau doté d’une bonne puissance, ou pour apprendre à utiliser Linux, elle est conseillée.
Son esprit de plus en plus commerciale et la concurrence de plus en plus féroce vont forcer Mandrake (pardon Mandriva ;) à se battre pour garder sa place.


